Lettrafénelon     Littérature     
    

 

Baudelaire et la modernité

                                                              
    Les deux tentations poétiques de Baudelaire
    
Le choix de la modernité
    Les principes de composition des Fleurs du Mal
                                                                                                              
    

                                                                                                                                   Charles Baudelaire

 

        

          Au milieu du XIXème siècle, quand Baudelaire surgit sur la "scène littéraire" deux grands      mouvements se partagent l'espace d'expression poétique : le Romantisme et le Parnasse.
     Lamartine, Vigny et surtout Hugo pour le premier, Gautier, Banville, Leconte de Lisle et Hérédia
     pour le second occupent la place. Comme tout artiste, Baudelaire a à faire le deuil de ses attirances
     pour trouver sa propre voix.

          Baudelaire est "romantique" par tempérament, par admiration ( pour Hugo, en particulier,
     à qui il dédicace la section des "Tableaux parisiens") et par fréquentation.

          Schématiquement , le Romantisme se caractérise par le refus de la distanciation classique dans des
             figures impersonnelles et, au contraire, la revendication de l'expression du moi. Le Moi est sujet et
            
objet du poème, destinateur et destinataire. Et Lamartine d'affirmer : "Je n'imitais plus personne, je
             m'exprimais moi-même, pour moi-même. Ce n'était pas un art, c'était le soulagement de mon propre
             coeur qui se berçait de ses  propres sanglots."
Le Romantisme exalte aussi l'expression des
             sentiments
, des sensations, des émotions  et de l'intimité. Elle se veut libre et anti-conformiste
             dans le choix de ses sujets et de ses formes poétiques. Hugo le proclame : "Tout est sujet, tout a droit
             de cité en poésie ... le Poète est libre.
" le Romantisme porte en lui un rêve de totalité. La poésie peut
             et doit tout dire. Pour les poètes romantiques,universalité et intimité ne sont pas vécu comme un paradoxe.
             Enfin, le mot est tout puissant; il n'a pas seulement pour rôle de reproduire le réel, mais il est créateur
             d'un autre espace : " Le mot est un être vivant, plus puissant que celui qui l'emploie." (Hugo)

          Baudelaire, malgré tout est conscient des excès, et par là-même, des faiblesses du Romantisme.
      Il trouve, dans la poésie du Parnasse et dans ses prises de position, des arguments et des valeurs
      dans lesquelles il peut se reconnaître : le travail, la maîtrise et la rigueur. Pour autant,
      l'intransigeance esthétique des parnassiens possèdent des limites dont Baudelaire se dégagent
      très vite aussi.

          Théophile Gautier publie en1857  "L'Art", poème manifeste dans lequel il affirme sa rupture avec le
             Romantisme et une option nouvelle qui serait la "religion" du Parnasse : l'art pout l'art. leur recherche
             est celle de la virtuosité plastique, de la  pure gratuité et de l'impersonnalité. Dans la poésie
             parnassienne, le primat est accordée à la forme sur toute idée, confidence ou message. Le travail de la
             forme jusqu'à la perfection a été qualifié de formalisme. Il est assez simple de voir que les principales
             convictions du Parnasse sont autant d'attaques en creux adressées au Romantisme : aux excès du moi,
             répond l'impersonnalité parnassienne; à la contingence et à la liberté du sujet qui veut que tout soit
             poésie, s'oppose le culte de la Beauté; contre la "facilité" et la liberté d'expression, les parnassiens
             revendiquent le travail, la ciselure du texte; enfin, l'engagement politique et social des Romantiques
             est jugé dans toute sa vanité et le Parnasse lui oppose la distance. L'émotion doit donc se soumettre
             aux lois de la forme et aux exigences du Beau.

            Baudelaire, entre émotion romantique immédiate et formalisme parnassien distancié, invente la       modernité, autrement dit une "solution", une "troisième voie"qui le met à l'abri des excès des
      deux mouvements. Cette modernité, il la reconnaît dans les oeuvres d'artistes tels que Delacroix,       Daumier, Manet, Cézanne et Wagner, dont il est un des premiers à percevoir la nouveauté et le
      génie. Dans "Le Peintre de la vie moderne", Baudelaire formule ainsi son ambition : "dégager
      de la mode ce qu'elle peut contenir de poétique dans l"historique, [...] tirer l'éternel du       transitoire.
"
           Les Fleurs du Mal sont à l'image de ces tensions et de la dynamique qui animent la modernité.
      On y retrouve les influences qui parcourent le XIX ème siècle et cette volonté d'explorer d'autres       espaces de création et d'expression. Les tensions, voire les contradictions, qui habitent le recueil       expliquent en grande partie l'obsession de la composition qui préside à la démarche de       Baudelaire. Dans une lettre à Vigny, Baudelaire y fait ainsi référence : "Le seul éloge que je
      sollicite pour ce livre est qu'on reconnaisse qu'il n'est pas un pur album et qu'il a un       commencement et une fin.
" Le recueil n'adopte donc pas, comme ceux de Hugo ou Musset,
      un principe chronologique mais élabore une architecture subtile faite d'échos, de progressions, de       ruptures et d'oppositions savamment orchestrés. L'épreuve de la censure sera terrible pour       Baudelaire, moins pour des raisons de scandale que parce que les censeurs détruiront avec leurs       "ciseaux" la construction sinon "parfaite", du moins signifiante que Baudelaire avait élaborée à
      travers ses 100 poèmes.
           Baudelaire croit en l'imagination comme faculté raisonnée de création. Il n'y a pas là,
      pour lui, incohérence ou paradoxe. Il ne voit pas dans l'imagination, un ornement, une rêverie,       l'expression désordonnée et aléatoire d'un fantasme mais "la plus scientifique des facultés",       l'imagination se travaille, se construit, s'élabore jusqu'à devenir système dans l'élaboration de la       théorie des correspondances, pour mettre en images l'existence et le sens qui se dérobent à       l'entendement et à la sensibilité de l'être humain. L'imagination permet d'acccoupler les réalités       dispersées, de  recomposer des symboles ( l'étymologie grecque du mot symbole désigne un objet       coupé en deux, constituant un signe de reconnaissance pour les porteurs de chacun des morceaux       rassemblés). La poésie a alors pour vocation de faire signe et sens, Baudelaire est ainsi le       précurseur du Symbolisme. Ce saut dans l' "inconnu" évoqué dans les derniers vers du poème       "Voyage" :
                
                 
Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,
             Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ?
             Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau !

     ne suppose pas pour autant une révolution du langage et une grande innovation en matière
     métrique. Baudelaire se place du côté d'un certain classicisme formel. L'usage de l'
     alexandrin et du sonnet reste majoritaire chez lui. Il y trouve une contrainte formelle qui sert
     et soutient la rigueur et l'austérité de sa quête. Rimbaud reprochera à Baudelaire de n'avoir pas
     vu que "les inventions d'inconnu réclament des formes nouvelles."
             

           Comme on l'a vu, au moment où Baudelaire "entre" en poésie, romantiques et parnassiens se      partagent l'espace de création poétique. B
audelaire est confronté à un choix, ou être un tenant de
     l'un des deux mouvements - mais c'est poursuivre dans une voie déjà tracée -, ou trouver sa propre      voie/voix. Pour ce faire, il va utiliser pour mieux la dépasser une mode ou plutôt une attitude de      provocation chez certains de ces contemporains dans le milieu artistique, celle du Satanisme et du      Caïnisme ( Rien à voir avec des messes noires ou autres débordements vulgaires et méprisables tels      qu'on peut en connaître aujourd'hui chez les briseurs de tombes ou profanateurs d'églises) qui      réunissent des jeunes gens exaspérés par la morale ronronnante de la bourgeoisie bien pensante et
     qui se proclament favorables à la révolte de Caïn, au reniement de Pierre ... autant de propos qui      visent à "choquer le bourgeois".
           Baudelaire construit tout au long de son recueil un autoportrait du poète en visiteur des Enfers.
      Il fait le choix conscient de la voix de la douleur et d’une poésie du Mal. Donc, l’unité       thématique de sa poésie est le Mal et l’axe dynamique en est la descente aux Enfers.

          Dans « Au Lecteur », poème liminaire du recueil, il se désigne comme une victime de Satan et
     de l’Ennui ( ou Spleen = état de dépression physique, morale et intellectuelle qui finit par étouffer      toute possibilité de création) .

          Sur l'oreiller du mal, c'est Satan Trismégiste
          Qui berce longuement notre esprit enchanté ...

          C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent ! ...

          C'est l'Ennui ! - l'oeil chargé d'un pleur involontaire,
          Il rêve d'échafauds en fumant son houka.
          Tu les connais, lecteur, ce monstre délicat,
          - Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !

           Le recueil est dominé par le spleen, comme l’indique la primauté du mot dans le titre
     de la première section : « Spleen et Idéal ». Victime du spleen, le Poète s'empare de ce qui le ronge
     pour en faire une force - certes auto-destructrice - qui lui servira de tremplin pour explorer les      espaces inconnus.

           Dans Le Spleen de Paris, le poème en prose intitulé « Le Thyrse » ( = attribut de Bacchus,
     bâton entouré de feuilles de lierre ou de vigne et surmonté d’une pomme de pin, porté par les      Bacchantes) donne la définition de l’architecture des Fleurs du Mal : c’est la conjonction de la ligne      droite, autrement dit la volonté du poète et de la ligne courbe, c’est-à-dire la fantaisie ( mot pris
     dans son sens le plus noble) du poète:

           Ligne droite et ligne arabesque, intention et expression, roideur de la volonté, sinuosité du
          verbe, unité du but, variété des moyens, amalgame tout-puissant et indivisible du génie...

          
          Par ailleurs, « Réversibilité » ainsi que «Hymne à la beauté » nous instruisent aussi de la      composition du recueil, en affirmant la coexistence et la possibilité d’échange entre les extrêmes
     ( ex : Ciel et Enfer) dans un rapport de double postulation simultanée qui construit une vision
     cyclique de l’univers dont la mort serait la seule possibilité d’évasion.

          Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
          O beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu !
          Si ton oeil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
          D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu ?   
(Hymne à la beauté)

          

 

          Le recueil est une interrogation constante sur les conditions d'un possible
      exercice de la poésie. Quelle poésie écrire ? Quel espace d'écriture choisir ?

          D’une édition à l’autre - puisque les blancs laissés par la censure contraignent Baudelaire à
      invisager une autre structure et de nouveaux échos entre ses textes-, les enjeux restent les
      mêmes mais avec une autre cohérence et des effets d’intensification et de contrastes plus
      marqués.

Edition de 1857
Edition de 1861
« Spleen et Idéal »
« Fleurs du Mal »
« Révolte »
« Le Vin »
« La Mort »
« Spleen et Idéal »
« Tableaux parisiens »
« Le Vin »
« Fleurs du Mal »
« Révolte »
« La Mort »
100 poèmes
126 poèmes
On passe de l’Ennui du Spleen au sadisme des poèmes des
« Fleurs du Mal » (poème de
transition : « La Destruction »)
qui se lisent comme des poèmes
de la complaisance dans le Mal.
Y succède la plongée dans « La Révolte » métaphysique avant
le relatif apaisement du « Vin »
et de « La Mort ». Cette dernière sonne comme une possible
évasion et une espérance.
L’édition de 1857 se clôt sur
« La Mort des artistes » :
« C’est que la mort comme un                             soleil nouveau
Fera s’épanouir les fleurs de                            leur cerveau.»
« Tableaux parisiens », « Le Vin »
et « Fleurs du mal » représentent
trois tentatives de divertissement,
d’oubli afin d’échapper au déchirement
de la double postulation. Ce sont trois
échecs qui conduisent au blasphème
contre Dieu et à l’exploration d’une
autre voie : celle de la mort.
L’édition de 1861 se clôt sur « Le Voyage » :
« Nous voulons tant ce feu nous                              brûle le cerveau
Plonger au fond du gouffre, Enfer                        ou Ciel, qu’importe ?
Au fond de l’Inconnu pour trouver                                      du nouveau !
»

    
          La première section a peu varié, les deux sous-ensembles perdurent :


          LE CYCLE DE L’IDEAL > LE CYCLE DE L’ART
                                                        > LE CYCLE DE L’AMOUR > JEANNE DUVAL
                                                                                                         > Mme SABATIER
                                                                                                         > MARIE DAUBRUN
                                                                                                         > LES HEROINES SECONDAIRES
          LE CYCLE DU SPLEEN


 

SPLEEN ET IDEAL dans l’édition de 1857


          LE CYLE DE L’IDEAL
 
          Le cycle de l’Art

          Les 20 premiers poèmes ( « Les Bijoux » servant de transition avec le Cycle de l’amour)
     évoquent l’Idéal et forment les éléments essentiels de l’Art Poétique de Baudelaire :
     - la grandeur du poète élu : poèmes 1 à 6
     - le malheur du poète face à l’ampleur de la tâche : poèmes 7 à 17
     - la définition de la Beauté : idéal antique (poème 17)
                                                      idéal de la modernité (poèmes 18 à 20)
           Baudelaire affirme son admiration pour le Beau antique dans « J’aime le souvenir… »,
      « La Beauté », L’Idéal », « La Géante », mais lui voue une admiration nostalgique car le beau
      antique est devenu impossible à atteindre ( cf. « La Vie antérieure »), il appartient au passé. Le       Parnasse dans son obsession formelle ne peut cependant remplacer le Beau antique.
           Le Beau moderne est morbide, scandaleux, grinçant ( cf. « La Muse malade », « La Muse
      vénale ». la Beauté doit être amorale.
    
           Devant l'idéal qu'il ne peut atteindre mais qu'il entrevoit, le poète est un être de douleur,
      mais que sa douleur purifie : « Bénédiction », un mage qui dévoile aux autres ce qui est caché :
      « Correspondances », « Bohémiens en voyage », un homme libre : « L’Homme et la mer »,
      un révolté : « Don Juan aux Enfers », « Châtiment de l’orgueil » miné par l’obsession du temps et       l’angoisse de l’Infini.

          Le Cycle de l’Amour

          « Les Bijoux » font la transition entre les deux cycles, mais la pièce est censurée, donc
      Baudelaire la remplacera par « La Chevelure » dans l’édition de 1861.

          Le Cycle de Jeanne Duval (poèmes 20 à 35) : est placé sous le signe de la sensualité. La féminité exotique de Jeanne Duval constitue le creuset des
correspondances ( cf : « Avec ses vêtements… », « Le Serpent qui danse »,
« Le Chat »). Cette sensualité s’accompagne d’une énergie agressive
qui se lit dans « Sed non satiata », « Tu mettrais l’univers… »,
« Le Vampire » et paradoxalement d’une distance glacée évoquée dans
« Je t’adore à l’égal… », « De Profundis clamavi », « Le Léthé »( pièce condamnée), « Une Nuit que j’étais… », « Remords posthume ». Enfin,
Jeanne est l’objet du souvenir dans « Le Balcon » et « Je te donne ses vers… ». Baudelaire ajoutera quatre sonnets regroupés sous le titre « Fantôme » dans
l'édition de 1861, pour évoquer Jeanne, tant aimée, alors dégradée par la maladie, mais que Baudelaire sauve de la disparition et de l’oubli par le pouvoir de la Poésie.

          Le Cycle de Mme Sabatier ( poèmes 36 à 44). En 1861, Baudelaire ajoute un poème de transition      entre les deux cycles : « Semper eadem », titre ambigu dans la mesure où on      peut comprendre : la femme est toujours la même ou bien les choses en
     amour sont toujours les mêmes, ce qui dans un cas comme dans l’autre      constitue une ouverture assez négative sur le cycle de Mme Sabatier. Si
     dans un premier temps, Mme Sabatier se voit investie comme Jeanne
     du pouvoir d’évocation des correspondances avec « Toute entière » et
     célébrée avec délicatesse dans « Que diras-tu ce soir… », « Le Flambeau
     vivant », rapidement apparaît une discordance : « «L’Aube spirituelle »,
     « Réversibilité », « Confession ». Enfin, les poèmes du souvenir, si
     amoureux pour Jeanne, ici prennent un accent plus cruel : « Harmonie
     du soir » et « Le Flacon ».


   

       Le Cycle de Marie Daubrun ( poèmes 45 à 51). Personnage ambivalent, Marie Daubrun apparaît à la fois comme une amante sensuelle ( « Le Beau Navire ») , mais aussi comme une sœur
( « L’Invitation au voyage »), c'est la douce femme aux yeux verts et l’empoisonneuse aux yeux de chat ( « Le Poison », « Ciel brouillé »)

 

      
          Le Cycle des « héroïnes secondaires » ( poèmes 53 à 55) est composé d'un poème en latin :
      parodie des litanies de la vierge ; il s'agit d'une liturgie érotisée.
      « A Une Dame créole » : poème le plus ancien des Fleurs du Mal, amour exotique et courtois.
      « Moesta et Errabunda » : poème des amours enfantines.

          LE CYCLE DU SPLEEN


          Ce cycle se compose des poèmes 56 à 77.
          Ceux qui constituent bien évidemment le cœur de ce cycle sont les pièces 59 à 62 qui
      s’intitulent « Spleen » dans un effet de répétition obsédante.
      Le « Spleen » 59 lie le spleen au temps et aux saisons
      Le « Spleen » 60 à l’accablement du souvenir
      Le « Spleen » 61 à la dépression psychologique et à l’ennui.
      Le « Spleen » 62 à la folie.
      Chacun de ces poèmes pose la question de la capacité à créer.

           Trois poèmes précèdent cet ensemble : « Les Chats » qui forme une transition avec le Cycle
      de l’amour, puisqu’on peut y voir la transposition de figures féminines. Les deux suivants : « Les       Hiboux » et « La Cloche fêlée » entament la réflexion menée dans tout ce cycle sur la notion de
      « défaite », ici c’est la défaite collective des tentatives révolutionnaires de 1840 et la défaite de
       l’élan mystique. « La Cloche fêlée » est à lire en opposition avec « Elévation ».

          Les quatre « Spleen » sont suivis d’une suite de pièces au climat plutôt apaisé : apaisé dans
      la mort ( « Brumes et Pluies »), dans la ville, dans le souvenir ( « La servante au grand cœur… »,
      « Je n’ai pas oublié… ») ; avec une brusque réapparition du spleen dans « Le Tonneau de la haine ».
      Les trois poèmes suivants constituent à nouveau la recherche d’une plage de calme à travers       l’évocation de la lune, de la musique, du tabac.
 
          Donc ce cycle mime l’état cyclothymique de la dépression naviguant entre moments de répit et       moments de crise.

 

    

   

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